Ce dimanche tumultueux a été d’une richesse incroyable. Dans le bazar général, la douleur mise à vif, j’ai trouvé une voie, une voix minuscule qui ne demandait qu’à être entendue. Parce que dans le long cheminement âpre qu’est ma petite vie insignifiante, je découvre depuis peu la simplicité, la liberté véritable, le lâcher prise ; se délitent les affres de la chimérique illusion du contrôle. Que de distance parcourue depuis l’annonce des premiers diagnostics ! La claque monumentale était –elle à la hauteur de mon obstination à regarder partout ailleurs sauf là où il était nécessaire de se pencher ?
Bientôt, je reviendrai à ces mois de 2007. Le traitement faisait ses effets, je luttais pour récupérer l’usage de mes jambes, mes yeux restaient fermés à l’extérieur. En moi, la grande marche était entamée et les yeux intérieurs, eux, découvraient avec une acuité vive, cruelle la dure réalité d’une existence passée à me fuir, à fuir des travers inconscients et malsains qui pourtant tenaient les rennes de mes choix. En fidélité, en faille narcissique.
D’ici là, j’ai d’autres trucs moins intérieurs à partager, ouf !