Après Alien versus Predator, (navet pour rester dans le culinaire), j’ose évoquer encore une fois la lutte quotidienne contre la pizza surgelée.
Premier jour de travail post vacances pour l’un des mangeurs de la maison. A une heure tardive de la matinée, il visite ses parents quittés la veille. Au retour, midi, il s’exclame que rien à manger n’est prêt, j’ai oublié. A midi trente, il part et en réflexe, il allume le four pour avaler sa sempiternelle pizza surgelée de dépannage. Indifférente, je sors les restes du réfrigérateur : abominable salade en sachet qu’il avait achetée pendant mon absence, radis roses, saumon et riz aux courgettes (son bon effort de dimanche), coquelet fumé, quelques pâtes, délicieuses tomates cœur de bœuf du jardin. Il avale au lance pierre sa pizza sans plus, en silence. Quant aux autres mangeurs, nous nous régalons de la salade tomates du jardin, d’un gratin express oseille du jardin, battu d’œufs et lait de soja agrémenté de feta, poulet fumé.
Peine et cause perdues ?
Ces épisodes n’ont pas de grande importance en eux, néanmoins, je n’en reviens pas de tout ce qui se joue avec la nourriture en terme de relation à soi, aux autres et au monde. Les contenus des chariots au supermarché sont tellement éloquents ! Montre –moi ce que tu achètes, je te dirai ce que tu manges et ce que tu es.