Cette fois-ci, un weekend était prévu avec le fiston à Nancy en compagnie de Delph, Vince et Lulu. Il se rebiffa au dernier moment et je partis le cœur léger, tranquille avec un vague programme comme il arrive souvent avec cette équipe.
Camping ou mobilhome ? Gastronomie, et divagations entre Nancy et Metz ? Tout à la one again comme le raconte souvent Delph.
Tristounette toutefois d’être si proche de certains que je n’avais pas réussi à joindre, je me lâchai des contraintes engendrées par le caractère du fiston ; finalement, il était bon que je partisse sans lui, qu’il profitât de sa mémé.
Sans réservation normalement obligatoire, nous trouvâmes un mobil home fort confortable et je dormis dans la petite chambre avec Lulu, trop ravie d’avoir de la compagnie. Je fus heureuse de réaliser dans une fulgurance que j’étais là non comme la bonne copine envahissante ou collante mais dans le fond comme un membre de la tribu, les rôles et activités de chacun allant de soi, tranquillement.
Ainsi, nous avons mangé au Grenier à Sel, étoilé Michelin, premier resto gastronomique pour moi.
Ah oui, c’était beau, c’était une découverte de goût et de texture… mais bon, si je me suis régalée avec une entrée et un dessert, je suis restée sur ma faim, au sens propre comme au sens figuré.
Ris de veau avec roquette et asperges
Mignardises à la framboise
Macaron au lait d'amande
J’ai pu faire une belle petite promenade seule avec Lulu ; à la sortie, j'ai redécouvert la place Stanislas . A ma dernière visite, elle était entourée d’une route et je fus heureuse de la découvrir entièrement piétonne. C’était beau et mon gout pour le XVIIIe siècle s’est épanoui dans cette atmosphère.
Lors de la promenade le lendemain entre vieilles bâtisses et parc verdoyant, les conversations allaient bon train, nous confrontant mutuellement à ces poils à gratter qui nous titillent. Nous finîmes en soirée par la découverte merveilleuse d’un petit resto à moules (et oui, une envie subite de moules- frites nous a pris TOUS !), la Source ; je vous le conseille vivement si vous êtes dans la région. Décor improbables en bric-à-brac amusant et des assiettes pleines, nourrissantes et gouleyantes : en variations multiples, les miennes, à l’indienne m’ont enchantée au point que je pense tenter l’expérience à la maison.
Après le vol plané de Delph dans des escaliers qui effraya sa petite famille (je suis d’un calme incroyable dans les situations de ce genre), nous décidâmes de repartir le lendemain sans passer à Metz. Pique nique à pizzas sur une belle pelouse lorraine au milieu des champs et une salade mangée avec les doigts pour moi puisque je n’avais pas de couverts.
Mon garçon a regretté de ne pas être venu en découvrant les photos,. Un autre projet viendra certainement le
consoler parce que nous avons pensé à d’autres destinations en tribu « one again ». C’est que j’aime partir avec eux, comme avec tous ceux qui vivent sans se coincer dans des
principes ou des jugements, des peurs et des volontés de contrôle absolu.
Je sentais la libération cheminer en moi, lentement, doucement, certainement. Il était temps de passer à l’acte concrètement en issue à une impasse désormais évidente.
Franchement, que la vie est simple quand le lâcher prise est devenu un art de vivre !