Dans la foulée des sorties sportives, j’ai associé, cet été, l’exploit physique à la culture sous des formes variées en bonne compagnie.
- Musée de l’électricité avec un fiston heureux de tester les expériences quand les panneaux d’explication ne lui apprenaient pas grand-chose (il s’est nourri la tête avec les collections IL était une fois… la vie, l’homme, les découvreurs entre autres). Nous nous sommes dressé les cheveux sur la tête dans la bonne humeur, il a testé la cage de Faraday. Il s’est également occupé d’un plus petit venu avec ses grands-parents, ils ont partagé les expériences, il a expliqué, il a accompagné et contenu l’énergie débordante de ce petiot ; les grands –parents étaient ravis de souffler.
Dans les vitrines, j’ai souri doucement en découvrant certains objets électriques connus dans l’enfance. Les deux derniers siècles ont décidément connu une accélération folle de la technologie. D’une génération à l’autre, tout est tellement différent après des milliers d’années de continuité. Nos échelles ont tellement évolué, sommes- nous seulement conscients de la puissance données aux hommes ? Pensées pour Pierre Rabhi, inévitablement.
Cette sortie électrique est arrivée inopinément parce que j’en avais assez d’être enfermée à la merci de mauvaise volonté et ce fut sur un coup de tête que je partis avec le garçon. Premier voyage en voiture dans cette grande ville sans encombre ! Nous en avons trinqué de joie à l’arrivée, héhé ! (jus de fruits bio)
- Belle journée dans un parc d’activité sur des thèmes scientifiques. Nous avons visité les pôles, les différents milieux naturels, construit des barrages, produit des énergies, répondu à des questions en dansant sur des plaques lumineuses, plongé dans les océans sur des minis- scooters sous marins, testé des balançoires improbables, discuté avec des parisiens et j’ai moi- même eu une conversation très intéressante avec une prof de prépa sur l’âpreté aux gains uniquement financiers auxquels aspirent nombre postulants aux écoles de commerce notamment.
Je sens bien en ces moments que mon garçon est entre deux périodes de vie, les dernières traces de l’enfance le tiennent dans certains jeux et l’adolescence pointe le bout du nez avec ces intérêts et désintérêts. Heureusement que je l’ai eu tôt ce gaillard, que serait-il advenu de nous aux pires heures de la maladie s’il avait été plus petit?
- D’ailleurs, lors d’une belle sortie entre amis au zoo, j’ai remarqué avec soulagement que les dures années passées à l’éduquer seule (pas tout à fait parce que chacun apprend partout et pas uniquement avec ses parents) n’ont pas été vaines. Fiston a pris en charge les trois petits de la troupe. Entre un an et demi et quatre ans, ces enfants semblaient ravis de ce grand garçon qui veillait sur eux, expliquait et sermonnait si nécessaire. Les parents ont pu profiter de leur après- midi, j’ai entendu et vu combien les structures données sont acquises, les bases solides.
Pique-nique avec Delph, Vince et Lulu devant les otaries en dégustant sandwiches et salade de riz au soleil dans une douceur et un calme savoureux. La joie de revoir Magali, elle qui habite dans une zone où je n’ose m’aventurer en voiture parce que je la connais moins et que ses routes y sont très fréquentées. Doux souvenir que cette après midi.