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La guérison intérieure, Colette Portelance

En Adelo, Michel et moi échangions constamment : parmi nos multiples conversations fournies et riches, il y eut celle sur la relation d’aide.

Je venais de découvrir Lise Bourdeau et Ecoute ton corps ; en complément de Michel Odoul, Dis- moi où tu as mal, je te dirai pourquoi, je cheminai en cet hiver 2007 sur la voie de la compréhension du choc violent de la maladie dans mon existence déjà tant malmenée. Il m’écouta avec attention et m’expliqua qu’il connaissait d’autres personnes : Christiane Singer dont j’ai déjà évoqué ici la découverte étincelante et Colette Portelance.

Evidemment, je lui fis noter les références qu’il me citait sur un bout de papier dans l’attente de recouvrer suffisamment de vue pour m’y consacrer. Je les ai commandé en mai 2008, celui de Christiane Singer fut dévoré très vite, éblouie que je fus de cette écriture pure et lumineuse,  celui de Colette Portelance  fut ajouté à la pile des livres à lire. Entre les activités de retour dans la vie et l’immensité des œuvres que je voulais lire, il attendit jusqu’à février 2009 que mon attention se reporta sur lui presque par hasard. Et je commençai.

 La guérison intérieure, un sens à la souffrance. 

 Colette Portelance travaille depuis des années dans la relation d’aide quand elle apprend qu’elle est atteinte d’un lupus, maladie incurable où le système immunitaire détruit les organes qu’il considère en intrus. Un choc terrible, une remise en question totale dans une vie remplie à ras bord.

Elle raconte son parcours, le choc, la révolte, la colère, l’abattement, les étapes du deuil, d’une vie transformée, bouleversée. Puis, elle s’interroge, dans la lignée de son travail sur la relation d’aide. Quel sens donner à cette souffrance ?

 La souffrance physique recentre sur le corps trop souvent négligé et oublié.

La souffrance psychique ramène au flot des émotions étouffées, refoulées, ignorées et rendues violentes dans leur révolte d’être comprimées, à la violence faite à soi- même dans le déni de nos besoins fondamentaux, à cette caverne de souffrances que nous traînons tous . A vouloir la nier, nous la laissons diriger notre vie sur des voies malsaines et le cadeau de vivre est sali de notre propre chef, inconsciemment.

L’épreuve et ses conséquences sont une opportunité pour se poser, pour regarder au plus profond de soi, sans fuite, en toute responsabilité. Parce que les épreuves sont une occasion incroyable de retrouver le sens de la vie, une occasion de lâcher prise véritablement. La souffrance indique simplement qu’il est temps de changer de chemin, que la voie choisie est néfaste, toxique. Nous avons les moyens d’en prendre une qui nous sera bénéfique.

 Être à l’écoute de soi, à l’écoute des autres sans se laisser dévorer, accepter les responsabilités de chacun dans ses souffrances, réaliser la force qui est en chacun de nous, être responsable et libre, conscient, se libérer des esclavages anciens. Il n’est pas question de rester centré uniquement sur soi ou de se dévouer totalement aux autres dans le déni de soi. Il est question de se re-trouver et de vivre pleinement des relations authentiques, prendre sa place,  laisser l’autre faire de même.

 Ré-apprendre le respect de soi, prendre conscience et nourrir son âme, principe de vie parce que nous ne sommes pas que des êtres rationnels. Notre mental veut contrôler, diriger afin de rester seul maître à bord au détriment de notre être dans son entier. Accepter notre complexité cohérente et fluide en combinaison du physique, du psychique, de l’émotionnel, du spirituel, en équilibre.

  Faire de notre vie un enchantement, simplement. Ici et maintenant.

  Colette Portelance parle de son expérience sans poser de lois implacables décrétées universelles, elle partage. Si son cheminement ne guérit pas de la maladie, il permet de trouver des voies particulières qui en décalant le regard rend plus supportable l’épreuve.

 Ce livre est très évocateur du cheminement intérieur dans la souffrance vers l’acceptation. Etrangement, je réalisai au fil des pages que j’avais parcouru une belle distance depuis cette conversation en Adelo, ce livre ne m’a rien appris. Livre étape permettant de mesurer l’avancée de mes travaux intérieurs et un écho en clin d’œil à la communication non violente découverte ces derniers mois.

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J
A Annie:<br /> Ces lectures ne cheminent pas de la même façon quand elles ne sont vécues que sur le plan mental. Comme moultes expériences, c'est avec l'intelligence du coeur qu'elles prennent tout leur sens. Qui va laisser des commentaires pendant ton absence??? Bonne installation en ces nouveaux horizons.<br /> Réponse de fée des agrumes le 06/01/2010 à 22h36<br />  <br /> A Aude terrienne:<br /> <br /> Merci pour tes bons voeux, puissions- nous ne pas sombrer dans les travers d'adultes! Les contes de la crypte est une série à l'humour noir, corrosif, macabre qui passait très tard il y a une dizaine d'années. <br /> Réponse de fée des agrumes le 10/01/2010 à 18h49<br />  <br /> <br /> A Pandora:<br /> <br /> Ne sont- ce pas des moments privilégiés pour savoir qui nous sommes réellement? Je me le demande souvent... Une théorie du chaos en psychisme quantique. <br /> Réponse de fée des agrumes le 10/01/2010 à 18h03<br />
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A
Hello et bonne année !<br /> Euh, c'est quoi les contes de la crypte dont tu me parles chez Mississ Coq?<br />
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P
On a aussi beaucoup à apprendre des épreuves que la vie met sur notre chemin, la rencontre avec mon intruse m'a changée et a été l'occasion d'une remise en questiçon profonde.<br /> Ce qui ne tue pas rend plus fort ^^
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A
Cet article est très interessant. Tu sais que nous partageons les mêmes points de vue, cependant j'ajoute, que, sortie des lectures enrichissantes, j'ai découvert que tout reste à faire et à être.<br /> Il ne suffit pas de savoir comment nous et la vie en général fonctionnons, il faut mettre en oeuvre ce savoir, pratiquer en quelque sorte. Et cela, personne ne peut le faire à notre place.
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