Comme je l’expliquais dans l’article Post restos, j’ai décidé d’en finir avec l’angoisse diffuse du manque. Pour ce faire, je vide les fonds de placards et les tiroirs du congélateur. Ainsi, j’ai retrouvé plusieurs sachets de groseilles cueillies il y a un an ou deux chez d’anciens voisins. Je récupère souvent des trucs à gauche à droite ; quand je ne sais pas quoi en faire de suite, je les conserve en attendant l’idée et là, en l’occurrence, pour ces groseilles j’avais une idée… une expérience naturellement.
Dans un premier temps, je les laissai décongeler doucement.

Ensuite, j’en extrayais* le jus grâce à mon super robot de compétition

J’ai par ailleurs subi une attaque de jus ENORME n’ayant pas suffisamment serré la vis. L’embout que vous voyez là s’est emballé faisant tomber le gros bol en plastique où je réservais les premières extractions. Tout a explosé, valsé, volé, il y en avait partout et j’étais tellement furieuse que je hurlai contre moi- même dans la cuisine. Nettoyage de fond en comble et ramassage de ce que j’ai pu récupérer avec un torchon… le tout allait bouillir, nous ne craignions rien question hygiène… Evidemment, au même moment, un autre truc est arrivé, je vous raconterai cela plus tard. Merci Murphy.
Je nettoyai ma grande confiturière en cuivre avec du sel et du vinaigre avant d’y déposer le jus récolté (et sauvé). J’y ajoutai la moitié du poids de ce jus en sucre complet et de la pectine faite maison avec des pelures et trognons de pommes. Cuisson à feu doux et lente. 
Le nappage sur la cuillère en bois n’opérant pas, j’eus une étincelle : agar-agar !!
J’en avais acheté il y a plusieurs années au cas où et l’emballage trainait sa vie dans un tiroir. Ni une, ni deux, je jetai les barres dans ma mixture à jus et les fis fondre doucement.

Quand l’ensemble me parut moins liquide, j’ébouillantai mes pots et les remplis de cette expérience.

Après refroidissement, je les mis au frais puisqu’il n’y a pas beaucoup de sucre conservateur. L’effet fut heureux et nous trouvâmes une gelée ferme et gouleyante à souhait.

Je craignais que fiston n’aimât pas le goût puisque le sucre complet parfume allègrement, il n’en fut rien. Il en mange tous les jours et les pots disparaissent à grande vitesse. Que de gros yeux ahuris fit –il quand je lui dis que Mémé et Tata n’avaient pas touché à ceux que je leur avais donnés ! Les nôtres ne passeront vraisemblablement pas l’année.
Mon prochain essai sera avec les abricots récupérés encore je- ne- sais- où. Il n’empêche que cet épisode me renvoie à d’autres expériences en confiture et déconfiture.
Décidément, j’ai de quoi papoter longuement.
*le passé simple d’extraire n’existe pas !!! ![]()