Au programme des repas, il y eut de belles surprises cette semaine, surprises liées au hasard ou à l’acception de changer sous l’influence d’un autre. Des enjeux de la nourriture, encore.
Suite à ce pot-au-feu vanté précédemment, j’ai eu l’idée de l’accompagner d’une crème de millet dont le paquet était dans un coin depuis des mois. Je n’en ai jamais fait, ne connaissais pas le produit alors, je l’ai cuit simplement dans l’eau, sans condiment. La casserole posée sur la table, j’en ai mis des petits cubes dans le bouillon… pas très intéressant, je les ai ignorés. Ne me résolvant pas à rester sur cette expérimentation peu concluante, j’ai mêlé ces mêmes cubes à de la salade tomates/concombre du jardin assaisonnée de persil plat du jardin également. Belle sauce à mes huiles bio 1ère pression à froid et vinaigre de vin,… Un délice ! Je n’en dis mot à quiconque, curieuse de voir qui tentera l’expérience et de la nature même de l’expérience. Quand j’eus fini de manger et vaquai à d’autres tâches, voilà tout à coup mon garçon tonitruant, enthousiaste s’écriant : ‘ Ah, je tiens à féliciter la cuisinière pour ce merveilleux repas ! ». il était enchanté… du coup, moi aussi.
Mais pourquoi chercher midi à quatorze heures quand le bonheur est dans la simplicité ?
L’autre surprise fut ce repas préparé par l’homme à la cuisine trop souvent rébarbative, insipide et industrielle. Je tiens à saluer ce dîner simple, rapide et très goûteux : filet de truite fumée aux aromates (tout prêt, faut pas exagérer :p), pommes de terre vapeur aux herbes, salade verte, tomates du jardin. C’était bon, suffisamment assaisonné et joliment présenté.
Il m’avait déjà surprise en avouant à demi- mots quelques jours auparavant qu’à mon contact, il avait appris à mettre ce petit plus pour relever les plats. Il est peu fréquent de sa part d’avouer que quelqu’un a pu l’amener à changer ses habitudes. Très louable. Il fait des progrès vraiment.
Ah !, La vie est véritablement une course de fond et non une course de vitesse comme le dit si joliment ma sœur.