A l’hôpital, je montai ce panier en osier avec les ergo, mémoire du geste et sensibilité des volumes, de la forme pour se repérer. En Adelo, je peignais portée par ma mémoire des couleurs et la vue en interne de ce que je traçais.
L’insurmontable n’existait pas puisqu’il y avait toujours quelqu’un pour m’aider.
A la maison, tant que j’ai pu, j’ai tricoté. Je le fais depuis de si longues années que je n’ai pas besoin de regarder ; avec de grosses aiguilles et du fil épais, bonnet, écharpe et béret ont vu le jour, sortis de ma tête, seul recours possible, incapable de lire les explications, les non initiés ne pouvant déchiffrer les termes techniques. Il m’était possible de voir plus précisément la nuit sous une lumière artificielle, douce et indirecte, ainsi, je corrigeai mes erreurs le soir venu. En neuro, c’est par le tricot que je rencontrai Sylvie qui travaillait de nuit, grande tricoteuse de longue date.
Je n’ai pas toutes les photos à ce jour, ne voici donc qu’une partie des mes œuvres en aveugle.
Le panier
La peinture en Adelo.. tiens? Montagnes et collines...
Un gilet
Celui- là a une histoire spéciale puisque je l’ai tricoté avec de la laine que ma mère avait achetée pour ma
sœur il y a fort, fort longtemps et dont personne n’a rien fait. En ces heures sombres, j’ai tenu à tricoter un gilet pour mon garçon.. qui n’en a pas voulu. Il appartient désormais à
une petite Lulu qui en profitera pleinement pour mon plus grand plaisir.
Tout est inventé, sans modèle, sorti de ma tête. pas
facile pour le gilet d'improviser sans modèle , je suis assez fière!