Marie- Monique Robin est une journaliste engagée et ses films sont des références nécessaires aux débats. Je vous invite vivement à voir ces deux documentaires afin de simplement se poser des questions fondamentales sur les fonctionnements de nos sociétés.
Il n’est pas question d’alimenter les peurs et les sentiments d’impuissance ressassés, il s’agit de s’informer, de prendre conscience de la situation, de confronter les idées et ensuite d’agir, à notre échelle, en éclairant nos choix quotidiens par l’idée de ce que nous voulons comme monde. Rester perpétuellement victime des autres, de l’environnement, de l’économie, des circonstances politiques, géo- stratégiques, de la fatalité et autres bla-bla, c’est mettre notre cerveau en veille, renoncer à être vivant et ouvrir la porte à toutes les manipulations, tromperies, exploitations, dictatures plus ou moins insidieuses.
Dans Le monde selon Monsanto, elle expose les méthodes de voyous de cette entreprise chimique, menteuse et avide de pouvoir qui aspire, excusez du peu, à prendre le contrôle de la question alimentaire sur la planète !
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J’y ai retrouvé quelques uns des sujets et des visages du film de Colline Serreau, Solution locale pour un désordre global. Le combat de Pierre Rabhi prend toute son importance, fondamental et nécessaire.
Notre poison quotidien montre comment les industries agro-alimentaires profitent des vides et/ ou complicité des politiques et décideurs pour gaver leurs produits de substances chimiques aux conséquences inconnues ou connues (stratégie pour démonter ces conclusions dérangeantes). Les agriculteurs en paient le prix fort et lentement, insidieusement, nous en faisons TOUS les frais.
De temps en temps, j’ai décroché car il est très technique ; je n’en garde pas moins les idées importantes et la ferme résolution de continuer sur ma lancée malgré les difficultés financières et sociales qui sont les miennes.
Parce que cela relève de ma responsabilité, je refuse de cautionner ce qui me semble néfaste, injuste, révoltant selon mes idéaux humanistes. Aussi infime soit mon action, elle n’en garde pas moins toute son importance à mon petit niveau et au- delà.
N’en déplaise aux esprits chagrins, j’ai l’intuition profonde que ma maladie est due à la pollution environnementale, aux produits chimiques dont sont chargés les produits alimentaires, l’eau, l’air. Je suis entourée de personnes dépressives, d’autres aux soucis de fertilité, ma mère a eu deux cancers, ma plus jeune tante à 51 ans et une ancienne collègue à 44 ans sont mortes d’un cancer des poumons en n’ayant jamais fumé et vécu une vie saine, entre autres.
La mort est notre lot à tous, fatale, inévitable. Nous sommes indignés de celle causée par les faits de guerre, de violence, il est temps de nous indigner de celle insidieuse causée par l’avidité de certains jouant aux apprentis sorciers dans le seul but de ramasser toujours plus d’argent et du pouvoir qu’il donne.