Oups, j'ai loupé un mois de chronique alimentaire ! Non mais, je vous jure, les bonnes habitudes se perdent !
Rooh, je dois avouer que mes journées sont toutes plus folles les unes que les autres, les événements se succèdent et ne se ressemblent pas aussi, je suis dépassée par eux en ce qui concerne le blog, il ne suit plus son cours comme prévu, boudiou ! Bon, allez, je fais un tour des assiettes particulières des dernières semaines, pour me remettre à flot. C'est parti :
Dans la catégorie soupe
- Avec des restes de dinde et le fond raclé au fond du plat de cuisson de la dite dinde (une vieille pratique exaspérante pour certains habitués aux cubes déshydratés... mais comment croient- ils qu'ils se font ceux- là ? Et pi, quoi de mieux qu'un vrai de vrai !), j'ai fait un bouillon blanc. Haricots blancs, pommes de terre, chou-fleur, riz, navets en ont fait un plat complet de restes arrangés d'un coup de baguette magique. Les mangeurs n'en sont pas revenus, hihi.
- Bouillon de légumes également tiré d'un fond de casserole. Cuits dans très peu d'eau pour ne pas bouillir, j'aime les légumes légèrement croquants. Par contre, quand il en reste un fond insuffisant pour une personne, j'arrose le tout d'eau, un kubor et tout ce qui me reste dans le frigo, ici, en l'occurrence, une demie portion de riz et une autre de lentilles. Slurp et c'est englouti vite fait, l'air de rien.
- A partir d'une sauce bolognaise pour spaghetti qui restait, j'ai rallongé sur plusieurs repas en y mettant des courgettes pour une première suite, du riz dans une deuxième fournée et enfin de l'eau pour une soupe à la tomate. Ni vu ni connu... enfin... pas tout à fait puisque les mangeurs commencent à connaître mes stratégies. Quand pour eux il n'y a plus rien à manger, j'élabore des plats incroyables avec des fonds de placards, des restes, des ingrédients inattendus. Je ne suis pas certaine qu'ils se rendent compte de leur chance.
Dans la catégorie plat
- Les salades sont toujours à l'honneur surtout avec les beaux jours approchant et leurs fruits riches en couleur et saveur estivales. Carottes et betteraves crues râpées arrosées d'huile de noix, merci Delph et Vince qui m'ont aussi honorée d'une excellente roquette avec un
superbe fromage de brebis basque en deux âges avec de la confiture de cerise noire, j'en ai même mangé au petit déj, c'est dire combien ça m'a plu. Dernières mâches, endives croquantes,
premières tomates et poivrons rouges. Avec en prime des graines de lin, de courge, de tournesol... miam miam
- Merveilleuses asperges dont c'est la pleine saison ! Je les mange telles des légumes en accompagnement et le plus souvent sans trop de sauce. Evidemment, elles drainent et je cours aux toilettes dans l'heure ; malgré tout, le jeu en vaut la chandelle ! Je salive à l'idée de déguster celles achetées cet après midi. Saviez- vous que c'était un légume érotique au XVIIIe siècle ? Je plonge dans une autre dimension en les savourant. Là, vous les voyez avec un risotto aux moules et des brocolis vapeur écrasés.
En plus, avec le jus de cuisson, je fais une soupe, j'y jette un bouillon, quelques bouts de tiges, une pomme de terre et je mixe quand tout est fondant. Mmmmmmmm. Cerise sur le gâteau, j'ai même poussé le bouchon jusqu'à acheter du pain aux asperges à la boulangerie... Avec des graines de pavot dessus, c'est extra ! Mon boulanger est fantastique, il se lance dans des tas d'aventures gustatives et je me régale à tester, ça vous étonne ?
- les repas sans protéines animales ont été dans la période lentilles. Je les ai d'abord servies en
accompagnement de viande puis en mélange avec du riz, des pommes de terre, des salades et surtout du chou- fleur, association qui m'a beaucoup plu. Des haricots blancs cocos cuits et
recuits entre sauce à la turque, avec des haricots plats, au fond d'une soupe quand ils n'étaient plus suffisants pour une portion, avec des feuilles de bricks farcies à l'oseille printanière du
jardin et à la feta, des poivrons rouges sautés et un mélange de trois riz. Il y a eu également le riz de Camargue mêlé à une julienne de légumes et quelque salade, très coloré et les petits pois
membres également de la famille des légumineuses, en variation infinie.
- Des poissons non menacés sont une évidence et j'enquiquine tout le monde avec ma liste des poissons à ne pas
acheter. Je passe mon temps à la chercher et à exiger de ne plus acheter de poisson sans elle. Ainsi, nous avons eu des crevettes accompagnées de bettes fondantes à souhait que je mange seule,
les autres sont trop casaniers, d'excellentes truites bio à la chair rose raffinée et fondante (1e photo), un merveilleux saumon de Tahiti divinnnnnnnnn, à vous damner l'âme tant il était
bon ! (2e photo) D'accord, le rapport CO2 est mauvais, m'enfin, une fois en 37 ans d'existence, c'est rare et d'autant plus précieux, non ? Je m'accorde ce privilège, magnanime,
des filets de sardines plus séchés que cuits finalement, ( 3e photo) je les ai laissés trop longtemps. Après tout, c'est chouette aussi à croquer, héhé. En plus, j'ai cuisiné des panais en les
sautant dans la poêle. Je me demande si je ne les préférerai pas plutôt crus ; cuits, ils sont sucrés et un peu écœurants à mon goût. Quant à ces carpes frites ( 4e photo), elles me
sont tombées du ciel ! J'étais en balade avec Babeth quand une dame est arrivée avec des cagettes de carpes frites du jour restées en trop à un repas de pompiers. Distribution impromptue sur
le trottoir, elles ont fait notre repas du soir, même les citrons étaient fournis.
- Un jour que j'étais seule, je me suis fait un petit plaisir : œuf cocotte avec des épinards à l'ail accompagné d'un reste de kacha et une pomme de terre. C'était encore des restes que j'ai accommodés pour ne pas rester dans la morosité du train- train. Tiens, cela me ramène à une remarque de la psychiatre : "Vous avez besoin d'être dans la vie et non dans le ronron du quotidien " Serait- ce une forme de mort alors le quotidien ? En tout cas, en ce qui me concerne, j'y dépéris. Catégorie dépressif d'après ce qu'en disait mon ami Boris. (Pour rappel : les angoissés ont besoin de se sécuriser dans un cadre habituel et répétitif quand les dépressifs eux s'étiolent dans le train train et ont besoin de bouger, aller de l'avant pour se sentir vivants)
- Les haricots verts à la turque sont devenus une habitude dans nos assiettes, le piment de Cayenne parcimonieusement distillé dans les plats a pris une place certaine à tel point que mon fiston est devenu un consommateur d'épices en tout genre pour relever les plats devenus fades à son palais. Quand les merguez sont trop fortes pour tous, lui s'en régale sans problème. Ça y est, je l'ai perverti.
- je me suis tapé quelques petits délires à la cochonnaille, de temps en temps. Les saucissons et autres charcuteries se marient aux jambons de diverses
sortes. C'est tellement pratique et mon fiston est ravi. Pourquoi se gêner ? Je mesure 1m68 et pèse 56 kilos, mon fiston met à 12 ans des vêtements parfois taille 8 ans quand ils sont
suffisamment longs autant dire que nous ne sommes pas très gros... c'est dans la mesure que tient l'équilibre et ce sans frustration. Vois- tu Pandora, nous mangeons du chocolat TOUS les
jours... et oui.
- blancs de poulet marinés au citron, accompagnés de riz et salade composée, gloups. Rapide et efficace, la seule contrainte est de le préparer la
veille. Je les ai cuits au four pour qu'ils restent tendres mais en y pensant, à la poêle, ils caraméliseraient légèrement et ce ne serait certainement pas piqué des hannetons ! Je sais ce
qu'il me reste à faire.
- Kacha, kacha quand tu me tiens, je ne te lâche pas. Extrêmement rapide à préparer, ce sarrasin concassé fait mon repas expressss quand je n'ai pas envie de me casser la tête. Avec des salades, des légumes vite cuits, voilà un repas prêt en 10 minutes.
- Delph et Vince sont de grands amateurs de
cuisine et j'avais envie de partager avec eux une expérimentation folle. Aussi, quand je m'y rendis une après midi, j'emmenais avec moi une tarte salée au chèvre, oseille, ail et noix sur une
pâte à l'épeautre et un appareil œuf, laits de chèvre et de soja ; cette élaboration a été quelque peu contrainte par l'absence d'ingrédients, je n'avais pas assez d'œuf pour la rendre plus
généreuse. Je m'en suis régalée habituée à ces préparations insolites, mon fils n'en a pas voulu, Lulu a fait des « mmmmmmmm », Delphine était intriguée et Vincent m'a épatée en
évoquant le goût de l'épeautre. Chapeau bas l'ami, je n'en avais rien dit ! Avec de la crème fraiche et plus de beurre, elle aurait été plus savoureuse, je vous l'accorde ;
je ne suis pas une grande mince pour rien non plus, héhé.
- repas chinois consécutif à l'achat de nems et samossas tout prêts (il me tarde d'apprendre à les faire moi-
même avec ma copine thaïlandaise, vous vous en doutez). Riz thaï prêt si vite et salade m'ont laissé le temps de préparer une soupe à l'asiatique avec des champignons noirs, des légumes, des
nouilles transparentes et de la coriandre.
- Suite à un coup d'œil intéressé sur la poêle de ma voisine turque, je me suis lancée dans la même affaire de retour à la maison : sauter des légumes type courgettes, poivrons et tomates dans la poêle avec des oignons, de l'ail et très peu d'huile, en fin de cuisson casser un ou deux œufs sur les légumes et manger directement dans la poêle avec du pain. Les épices ont toute leur place là-dessus ; accessoirement, c'est super de ramasser tous les sucs et d'avoir le minimum de vaisselle, hihi.
- des spaghetti carbonara, si j'ose encore les appeler ainsi avec des pâtes au quinoa, persil, ail, sarrasin ( un mélange de ce que j'ai trouvé), des petits bouts de dinde, de l'ail, de l'oignon, des champignons frais, le battu d'œuf- fromage frais de chèvre et un peu de lait de soja, des herbes ciboulette, persil. Un peu de piment, inévitablement et de muscade. A renouveler en changeant les bouts de dinde, ceux- là récupérés sur un reste de cuisse grillée m'ont déçue. Par contre piment de Cayenne et muscade ont été particulièrement intéressants.
Dans la catégorie pâtissière
- Mon fiston laisse traîner régulièrement une tasse de chocolat chaud du matin négligemment et ne supportant pas de jeter la nourriture, je me casse la tête
régulièrement pour la recycler. Cette fois- ci, je me suis piquée à faire des gaufres chocolatées à partir de cette tasse et de mes habituels produits bizarres. Elles ont été englouties en
pagaille à la sortie du gaufrier. Quelques unes ont par contre fini leur existence dans le bac à compost (je recycle là aussi). Bah, elles nourriront mes légumes de cet été.
- Voici mon kugelhof à l'épeautre mangé chez Mariev. Que dire de plus que ce qui en a été dit ? Ah, si, ce que nous aimons en particulier, ce sont les amandes grillées dans la pâte et le beurre, saupoudrées de sucre glace à la sortie du four. Je me bats contre les razzias organisées par fiston dès que j'ai le dos tourné.
(Et oui, l'Alsace n'est pas loin. )
- J'ai fait un effort de tradition sur une belle tarte à la rhubarbe en mettant un appareil œuf et
crème fraîche des plus traditionnels quoique j'y ai mis du fromage blanc pour l'alléger et une pâte sablée... avec du sucre complet, de la farine d'épeautre et nettement moins de beurre que dans
la recette « normale ». Olala, décidément, je n'y arrive pas !! À mon retour, après une journée de vadrouille, je n'ai pu que constater la gloutonnerie dont elle a été victime.
Heureusement, il m'en reste une part. Y travailler et n'en rien manger, quelle injustice ce serait !!!!! Acide rhubarbe, que je t'aime ! Combien de tiges fraîchement cueillies ai- je
mangées dans mon enfance assise sur l'escalier de pierre chez ma grand- mère ! Punaise, mon pied n'a pas pris ici et j'enrage !
J'ai fait les courses samedi, toute seule (fatigant mais ô combien appréciable !) et ai tâché de privilégier les ingrédients variables et miscibles à l'infini. Il n'y a pas d'art sans bazar dit un proverbe russe, je suis dans la partie avec mes bazars organisés. Par ailleurs, j'ai rêvé d'une blanquette de veau à la crème traditionnelle, je ne me suis pas restreinte et ai acheté tout le nécessaire pour m'en préparer une... à l'écoute de mon corps !
Bonne journée