La semaine dernière, je me suis réveillée un matin surprise et amusée après un rêve bien court et simple. Je m’étais dit que c’était à raconter par ici et j’ai encore été capable de traîner pour m’exécuter. Laborieusement, m’y voici.
Les images étaient simples: je voyais un grand cahier ouvert devant moi ( en l’air, c’est un rêve quand même), les trois quarts des deux pages couverts d’une écriture fine et déliée, à la plume, presque à l’ancienne et ma main tenait un stylo- plume qui courait, courait sur le papier. Dans ma tête, j’écrivais tout ce que je voulais mettre sur mon blog…
Effectivement, souvent, j’y pense. Cette anecdote, cette nouvelle, ces pensées y auraient toutes leurs places... et je n’écris pas, je ne publie pas. Ma vie est pleine d’aventures et de péripétie, le temps qu’il me reste pour souffler est pris par ci par là à des bricoles parfois légères, parfois absurdes, parfois inutiles. La bonne nouvelle est que ce foutu Devic, bien que omniprésent, est passé à l’arrière- plan et que je vis pleinement le quotidien avec sa routine, ses aléas, ses surprises. Dire que j’imagine depuis des mois, voire des années reprendre les vieilleries de ce blog , d’y faire quelque ménage pour virer l’obsolète et le vivifier du sang renouvelé de la vie qui coule dans mes veines. Mes interventions à l’Ifsi où je raconte mon histoire chaque année me permettent d’entendre l'évolution de mon discours, de ce que je juge important à l’instant où je me raconte et de ce qui ne l'est plus. Les changements s’opèrent en continu et j’aimerais tant lessiver ce lieu de ce qui n’a plus lieu d’être... ou ce qui s'éclaire d’une lumière autre. Parce que j’ai changé, je change, que j’évolue, j’avance. “ Je est un autre”.
Finalement, aujourd’hui, en cette heure tardive alors que la fatigue des aventures de ces derniers jours me pèse, je m’en vais sur une révérence: J’invite qui s’est attardé sur mes articles, Habiter à écouter ces émissions de France Culture* où je jubile d’y entendre des échos à certaines de mes pensées et réflexions non que je veuille me mousser mais bien parce que constamment, j’ai à appuyer mes pensées par celles d’autres pour me sentir légitime et donner du crédit à mes propos tout personnels. Quiconque s’y attellera aura toute ma reconnaissance s’il venait à m’en donner un retour.
A plus tard, amis lecteurs fidèles ou de passage fugace.
* Habiter, demeurer, se loger.